samedi 15 janvier 2011

Alerte rouge levée, nous sommes donc en alerte grise (constat des dégâts)



Nous sommes toujours chez Séverine à Nouméa. Le cyclone a bien soufflé mais pas de gros dégâts. L'appart de sèv est bien fait, pas de souci. On est resté enfermés tout le temps de l'alerte rouge. Le cyclone s'éloigne et ne présente plus de danger pour la N-C.

Maintenant, le vent a tourné, et nous sommes en alerte orange, ce qui signifie qu'on évite de sortir à cause des rafales. Nous restons bien tranquilles à la maison. Liù par moment, tourne en rond, mais dans l'ensemble elle gère bien. Elle a compris qu'il se passait quelque chose d'important. On s'occupe, Liù fait des dessins, des colliers de perles, des jeux, moi je bouquine, je fais à manger et je surfe sur le net, mon chéri, lui se repose, fait la vaisselle (pour que je puisse la salir et refaire à manger) et joue sur le l'ordi.

Nous sommes restés seulement quelques heures sans électricité ce matin, ce n'était pas trop long.

Voilà, maintenant nous sommes vigilants avec un autre phénomène météorologique qui se dessine au Sud de la Papouasie, Zélia. Bon j'avoue, j'aime pas trop ce nom non plus, ça fait guerrière, gloups !!

vendredi 14 janvier 2011

Alerte rouge à Nouméa

On ne sort pas, mais pas du tout du tout.
Depuis ce matin ça souffle très fort, l'alerte a été lancé à 11h seulement...
Un petit arbre est tombé devant la maison, un beau frangipanier.

Ouvéa est apparemment sans électricité.

Pour l'instant nous avons encore du courant, mais ça coupe souvent. Bon ben on attend que ça passe.

En alerte rouge depuis 8 heures déjà. La tempête Vania continue de souffler. il y a eu une accalmie vers 13h00, puis ça a repris de plus belle. Apparemment, elle a changé sa trajectoire, et est au-dessus de nous. On attend le point info pour en savoir plus. C'est surtout savoir quand est-ce qu'elle partira qui nous intéresse. Mais il parait qu'il y a un autre cyclone, Zelia, qui arrive, il se situe au nord-est de l'Australie.

C'est une sacrée rigolote cette Vania, je viens d'écouter les infos, elle a fait un aller-retour au dessus de la chaîne jusqu'à Tontouta. Elle sera sur l'île des Pins cette nuit. Elle est considérée comme dépression tropicale forte.

jeudi 13 janvier 2011

Vania approche d'Ouvéa... dans 10 minutes l'alerte cyclonique est déclenchée

Voici la dernière estimation de trajectoire.
Là, ça souffle vraiment, mais on a vu pire paraît-il.
Notre ami et proprio a consolidé les tôles du toit de notre maison.
A 15 heures, les Îles Loyauté passent à l'alerte rouge. Pour nous, ici à Nouméa, c'est toujours la pré-alerte et impossible d'accéder au bulletin cyclonique de météo france... C'est pénible. 
Je pense qu'on passera en alerte orange ce soir quand tout le monde aura fini le boulot... 
Il y a tellement de vent que j'hésite à sortir. Nous avons les denrées nécessaires pour le cyclone, mais j'irais bien me chercher une bonne bouteille de vin. J'ai vraiment la flemme... Du coup, je vais peut-être, plutôt, me lancer dans la cuisine pour faire passer le temps et faire plaisir à mes amours. Je pense qu'un gâteau au chocolat serait très apprécié...

mercredi 12 janvier 2011

Vania, la suite

Il semblerait que Vania soit maintenant une tempête, et qu'elle arrive sous forme de cyclone en Nouvelle-Calédonie, d'ici cette nuit. Ces dernières 24 heures, elle n'a pas beaucoup bougé, elle fait presque du surplace. Son passage était prévu à 5h00, heures locales, à Ouvéa, mais en fait ce serait plutôt vers 23h00 ce soir...

A Nouméa, le vent est tombé, la pluie aussi, d'ailleurs, mais nous sommes dans une accalmie : il ne pleut pas, il ne vente pas, et les oiseaux chantent, incroyable !!! Combien cela durera-t-il ? Les voisins en profitent pour passer la tronçonneuse. Je vais rentrer les plantes maintenant.

Vania, dépression tropicale forte

La banane en bas à gauche c'est la grande terre de la Nouvelle-Calédonie, les trois petites îles au-dessus, ce sont les îles Loyauté avec Ouvéa en tout petit à gauche. Et entre la dépression et la Nouvelle-Calédonie, c'est les Vanuatu. Y-z-ont pas de chance, quand même...

Bon ben on est en pré-alerte cyclonique à Nouméa...Vania, la dépression tropicale pointe son gros œil vers nous. Elle est quand même grosse. Pour ceux que ça intéresse, ça vaut le coup d'œil d'aller voir la trajectoire de la tempête en presque direct sur le site de Météo France, ici.

C'est pas pour dire, mais Vania, ça me fait plus penser à une marque de protège-slips, hoooooooooooooooo... je ne sais pas qui décide les noms des dépressions, mais ils ne sont pas inspirés, quand même ! Et pourquoi pas Allways ou Pampers ???

Bon trève de plaisanterie, à Ouvéa c'est déjà l'alerte orange, cela signifie que les risques de passage de la dépression augmentent. Ce n'est pas un cyclone, pas encore, mais qu'est-ce que ça souffle. Je m'inquiète un peu pour ma maison à Ouvéa. Elle est belle et grande, mais elle est en bois (et tôles) !!! Et si je me souviens bien dans les trois petits cochons, celle en bois, le loup la dégomme en soufflant fort dessus, non ?...
Loup-Vania, s'il-te-plaît, sois gentille, épargne les habitations et les êtres vivants, sur ton passage !!

mardi 4 janvier 2011

BONNE ANNEE

Voici un joli feu d'artifice, qui ressemble beaucoup à celui que nous avons vu hier soir à Nouméa. C'est pour souhaiter la bienvenue à toutes mes pépettes qui viennent de s'inscrire (à quand le premier homme sur ce blog ???). N'hésitez pas à publier vos commentaires, c'est ça qui fait la vie du blog !!! Alors à toutes mes chéries du blog, je vous souhaite une belle et heureuse année 2011.

Liù était aux anges, hier, de voir autant de "pétardifice" : un vrai, un grand, un énorme feu d'artifice de 20 minutes. Du coup depuis hier soir, elle dit m'a dit "bonne année" deux fois.

Ici, sous les tropiques, on souhaite la bonne année aux sons et lumières des feux d'artifice !! Celui-là était magnifique j'espère que votre année sera aussi belle et magique que le spectacle que j'ai vu hier !!!

Je suis en vacances et c'est pour cela que je ne viens pas très souvent sur le blog. Il a fait beau pendant 15 jours et nous en avons profité pour aller nous balader et nous baigner. Mais la pluie étant là, j'ai plus de temps pour me consacrer au blog !!! Et puis c'est un bon moyen pour me motiver à l'écriture et surtout à la préparation du CAPES, dans moins d'un mois !!!

Réflexions littéraires

Je viens de feuilleter un magazine qui propose une rétrospective des 50 meilleurs  livres de la décennie 2000-2010. Je n’en ai lu aucun. Je connais quelques écrivains, certains parce que j’ai lu leurs œuvres mais avant 2000 (Marie Darrieussecq et Patrick Modiano) et d’autres de noms, parce qu’ils sont médiatiques, je pense à Michel Houellebecq.  Mais enfin, la question que je me pose c’est qu’est-ce qui fait qu’on est un écrivain à succès ? Est-ce le style ? L’histoire ? La façon d’appréhender la réalité ? L’onirisme qu’on propose ? La poésie ? Qu’est-ce qui est plus fort ? N’est-ce pas un ensemble de choses, cet ensemble de ces diverses composantes qui permet d’apprécier un livre ? Je me pose la question en tant qu’écrivaine, mais mes réponses sont celles d’une lectrice.
Je lis un livre vraiment très bien en ce moment, L’Élégance du hérisson de Muriel Barbery. C’est vraiment sensationnel, dans le sens où à partir d’actes quotidiens anodins l’auteure dissèque nos émotions ;  notre intimité se trouve touchée par ses mots. Même si certains passages me semblent hermétiques car trop philosophiques, j’apprécie néanmoins la narration et l’histoire. Le double point de vue des narratrices me plaît beaucoup, car c’est ce que je souhaite faire dans mon roman, j’aime les deux personnages et leur style différent, la concierge Renée, qui cache son intelligence derrière sa fonction de concierge et qui lit Anna Karénine, et adore le réalisateur japonais Ozu, est attachante parce qu’elle vit seule et réfléchit au rapports humains, aux hommes, à l’humanité. La petite Paloma Josse qui cherche une raison de vivre est évidemment très attachante aussi, car dès son premier récit, on espère qu’elle ne se suicidera pas, qu’elle trouvera un sens à la vie. Elle se pose finalement les mêmes questions que la concierge, sauf que l’adolescente n’en a pas toujours les réponses. Son entourage très loin du mien, de la plupart des lecteurs (tout le monde n’a pas un père ministre du gouvernement) la met en marge d’une vie qui pourrait être simple, ce n’est pas l’amour qui régit le foyer dans lequel elle vit, c’est le politique, la diplomatie, le correct. Cette jeune fille en devenir est surdouée et se cache. Le style de sa narration est fluide, il fait penser par moment, au niveau de la syntaxe et de l’ordre des mots, à une adolescente. Tandis que Renée, concierge de 54 ans est capable de disserter sur n’importe quelle tournure de phrase, sur la moindre faute de syntaxe. Dans ces moments là, le roman devient drôle, appétissant ; j’adule ! Ce qui est comique aussi c’est qu’elle joue, elle se cache des autres, des habitants de l’immeuble, elle ne veut pas qu’on découvre qu’elle est une femme intelligente qui aime la littérature russe et le cinéma japonais. Mais un nouvel habitant, un japonais, va perturber l’équilibre de cette concierge à qui on voudrait ressembler finalement, car elle se préserve, elle ne semble pas seule, son intimité lui suffit. De même Paloma aime la compagnie de cet homme, simple, qui aime la simplicité, la beauté et l’art. J’aime aussi quand Renée part dans ses digressions philosophiques car elle termine toujours son analyse par une phrase, une sentence, qui pourrait devenir culte, en tout cas une ligne de conduite, une ligne de réflexion à garder en mémoire, pour chaque instant. J’aime beaucoup les jeux de mots, les traits d’humour de ce livre. 

Ce livre ressemble, par le style à ce que je voulais écrire. Vais-je poursuivre dans cette voie ou bien choisir une autre solution narrative ? Je ne sais pas encore. Je suis à un tournant. J’ai écrit deux textes de styles complètement différents, les deux me plaisent et me ressemblent, l’un parce qu’il est simple et est proche de la réalité l’autre parce qu’il se rapproche des auteurs modèles que j’ai pu étudiés durant mes études. Le troisième texte que je produirai sera donc décisif ; du coup je me mets la pression et n’écris plus rien, d’ailleurs même dans le blog tout est coincé. Allez ! j’arrête de faire l’autruche, de toute façon j’ai envie d’écrire.